Des milliers d’étudiants de grandes écoles refusent de travailler dans des entreprises polluantes

vendredi 26 octobre

Par Marina Fabre @fabre_marina pour Novethic, extraits :

C’est un manifeste pour un réveil écologique. Plus de 18 000 étudiants de grandes écoles, de Polytechnique à ’École normale supérieure de Paris en passant par HEC, ont signé un appel pour un changement en profondeur. Et cela passe notamment par le choix du futur employeur. Plus question de foncer tête baissée vers des entreprises polluantes.

Après l’alerte du Giec, voilà le réveil écologique des étudiants de grandes écoles. Dans un Manifeste, publié début octobre, plusieurs étudiants de Polytechnique, HEC, l’ENS ou AgroParisTech appellent à "questionner notre zone de confort pour que la société change profondément". Et cela passe notamment par le choix du futur employeur.

Le but n’est pas de boycotter des entreprises

"À quoi rime-t-il de se déplacer à vélo, quand on travaille par ailleurs pour une entreprise dont l’activité contribue à l’accélération du changement climatique ou l’épuisement des ressources ?", interrogent-ils, préférant se "tourner vers les employeurs que nous estimerons en accord avec nos revendications".

Le but n’est pas forcément de "boycotter des entreprises ou de créer une liste noire", explique à Novethic Corentin Bisot, étudiant en troisième année à Polytechnique et initiateur du Manifeste. "Nous n’avons pas de quoi mesurer l’impact carbone des entreprises et ce serait de toute façon trop réducteur. Nous voulons seulement pousser les étudiants à repenser la relation aux entreprises. Amorcer une réflexion sur le sujet".

Plus de 18 000 signatures

Et la réflexion semble bien amorcée tant le Manifeste remporte l’adhésion. Le 22 octobre, déjà plus de 18 000 étudiants avaient signé cet appel à agir. Si des entreprises pouvant se sentir visées, comme Total ou Bayer, n’ont pas réagi, d’autres, qui correspondent davantage aux valeurs portées par ce manifeste, n’ont pas hésité à signaler leur présence. "Nous avons reçu, parmi d’autres, un appel d’Enercoop", avance Corentin Bisot.

En avril, des étudiants de Science Po avaient appelé leur école à mettre fin au partenariat qui la liait à Total. "Soutenir l’industrie fossile apparaît comme une claire contradiction avec les missions de l’école. Sciences Po n’accepte plus les partenariats avec l’industrie des armes et du tabac. Pourquoi alors légitimer les choix industriels et l’influence politique destructrice de Total en acceptant un partenariat stratégique ?", dénonçait alors l’association Science Po Zéro Fossile.



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