FIN de la Sécurité Sociale

vendredi 6 juillet

A l’occasion de l’examen de la loi de modification de la Constitution, l’amendement numéro 694 a été adopté en commission des lois.

Voir cet amendement sur le site de l’Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/15/amendements/0...

Il vise rien de moins que de supprimer dans la Constitution toute référence à la sécurité sociale et de la remplacer par "protection sociale".

L’objectif est très clair dans l’exposé des motifs : "Face au chômage de masse, à l’émergence d’une véritable mobilité professionnelle des individus, née d’une reconversion, d’une période d’inactivité ou d’une formation continue, les seules cotisations sociales n’ont plus été à même, à elles seules, d’assurer un financement pérenne de notre système de sécurité sociale...Le financement de nos dépenses sociales par l’impôt est devenu de plus en plus important. Pour autant, le cadre juridique inhérent à notre système de protection sociale n’a pas opéré une transformation similaire."

Il s’agit donc de remplacer la cotisation sociale par l’impôt, mouvement déjà engagé avec la CSG créée par Michel Rocard, puis la CRDS. Mais CSG et CRDS sont à la fois des impôts et des cotisations car ciblées pour financer la sécurité sociale, seule l’assiette change.

Il s’agit donc d’achever la suppression de l’une des idées les plus géniales de la sécurité sociale : celle-ci est payée par, et donc appartient aux travailleurs.

Ce pouvoir des travailleurs sur la sécurité sociale a toujours été combattu par le patronat et l’Etat au service du capitalisme : ce fut le paritarisme en 1967 puis la loi de programmation de la sécurité sociale.

Il s’agit aujourd’hui d’y mettre fin complétement en étatisant entièrement la protection sociale.

En effet, la sécurité sociale, créé par un ministre communiste, Ambroise Croizat, assisté d’un haut fonctionnaire gaulliste, Pierre Laroque, est majoritairement payée par des cotisations sociales ( que le patronat ne cesse d’appeler "charges" ) qui font partie intégrante des salaires. Les cotisations sont du salaire socialisé immédiatement distribué aux ayants droits ( les malades, les chômeurs, les femmes enceintes, les retraités ), l’autre part du salaire est le salaire net perçu par le travailleur.

Cet amendement vise donc à étatiser la sécurité sociale, c’est à dire à exproprier les travailleurs de leur bien commun, afin de réduire plus facilement les prestations sociales et de promouvoir les assurances privées. Il s’inscrit aussi dans les engagements européens dont on sait qu’ils n’ont rien de social ; bien au contraire toutes les prestations sociales et les salaires sont tirés vers le bas, et il ne peut pas en être autrement.

A travers la mise à bas de la sécurité sociale, c’est aussi la part travailleuse de la nation française qui est atteinte. Le capital n’a pas de frontières, c’est bien connu.

Pourtant, les solutions pour sécuriser le financement de la sécurité sociale sont connues et simples :
- réduction du temps de travail : au moins 350 000 emplois créés par les 35 heures.
- embauches massives pour couvrir d’immenses besoins sociaux : au moins un million.
- transition écologique et énergétique : au moins encore un million.

Mais ces pistes-là ne peuvent pas être spontanément suivies par le privé. Elles exigent une intervention forte de la puissance publique, ce que des libéraux ne peuvent imaginer.

Contre cette destruction complète de tous les liens sociaux, il n’est pas possible d’attendre les prochaines élections dont on sait déjà combien elles peuvent manipulées. Seule la mise à bas de ce gouvernement est à la hauteur des attaques engagées.
Pétition : http://www.change.org/p/emmanuel-macron-les-mot-s%...



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