Nancy Thermal ne doit pas être livré aux promoteurs et aux financiers : une pétition et un recours

lundi 22 octobre

Depuis bientôt deux ans, le collectif Le Bien commun s’oppose au projet de Grand Nancy Thermal tel qu’il a été élaboré et voté par le Grand Nancy. Ce projet consiste à transformer ce site très fréquenté par les habitants - trois piscines accessibles au même prix que les autres piscines de l’agglomération -, en un centre aquatique et thermal luxueux géré par une entreprise privée, principalement destiné à une clientèle aisée.

- La piscine découverte Louison-Bobet serait détruite.

- La partie destinée à tout public serait désormais limitée au périmètre actuel de la piscine olympique, qui serait rénovée, et du terrain attenant servant actuellement de parking le long de l’avenue du Maréchal-Juin. Outre la piscine olympique, elle comprendrait une piscine extérieure deux fois plus petite que Louison-Bobet (4 lignes de nage au lieu de 8), des petits bassins et des jeux aquatiques. Le tout à des prix en hausse de 35 % (entrée unique) à 93 % (pass illimité) par rapport aux tarifs actuels.

- Le reste du site serait destiné à une clientèle aisée, aux curistes et sportifs de haut niveau. Sa gestion serait de type "commercial" et non plus "service public". L’entrée à l’espace "bien-être", incluant la piscine ronde, coûterait 16 € pour deux heures (au lieu de 4,45 € sans limite de durée jusqu’à ce jour). Le site comporterait également un hôtel de 76 chambres et un restaurant.

- Un second hôtel de 76 chambres et un restaurant sont envisagés à l’emplacement de la piscine Louison-Bobet, qui devait être une "coulée verte".

- Les places de stationnement actuelles disparaîtraient au profit de deux parkings payants.

Le collectif Le Bien commun est favorable à une renaissance du thermalisme à Nancy, mais opposé à ce projet conçu pour les promoteurs et les financiers, au détriment des habitants. Il a donc lancé une pétition que l’on peut encore signer  : https://www.change.org/p/pr%C3%A9sident-de-la-m%C3...
Or, depuis que le contrat de délégation de service public conclu avec la société Valvital est connu, de nouveaux éléments sont apparus. En effet, ce contrat met à la charge des contribuables du Grand Nancy une subvention d’investissement de 25 M€ (non prévue à l’origine) et une subvention annuelle "d’équilibre" de 1,8 M€ pendant 27 ans, alors que le bénéfice net prévisionnel s’élève en moyenne à plus de 3 M€ par an sur la durée de l’exploitation. En revanche, tous les risques sont à la charge de la collectivité, alors que la loi prévoit que ce type de contrat est "aux risques et périls du concessionnaire". Il s’agit clairement de mettre l’argent public au service d’une entreprise privée, dont les actionnaires attendent un "taux de rendement" de leurs capitaux de 15 % par an.

C’est pourquoi, s’appuyant également sur des irrégularités de procédure, 9 membres du collectif Le Bien commun, 3 élus au conseil du Grand Nancy et une conseillère municipale de Nancy ont déposé des recours gracieux auprès du président de la Métropole. Celui-ci les ayant rejetés, ils déposeront des recours en contentieux auprès du Tribunal administratif dès que le contrat sera signé. Ils auront besoin de votre soutien.

Communiqué du collectif Le Bien commun



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