Cercle de silence RESF 54

samedi 26 janvier : 15h00

Samedi 26 janvier à 15H place Stanislas

Le 10 janvier dernier, un collectif de 15 associations ou organisations départementales ou locales humanitaires dont RESF 54 adressait une lettre ouverte au Préfet de Meurthe-et-Moselle et à ses services sur le non-respect du principe d’accueil inconditionnel à l’égard de personnes à la rue dont des familles avec enfants, femmes enceintes, isolées ou encore de jeunes sortis de l’Aide Sociale à l’Enfance sans accompagnement ni aucune solution d’hébergement.

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Cette interpellation fait suite à de nombreuses autres portées ces dernières semaines par ces mêmes organisations qui œuvrent au quotidien avec et auprès des exilé.e.s et ne cessent de mesurer leur précarisation comme l’a fait RESF 54, le 7 janvier, auprès du président du Conseil départemental de Meurthe et Moselle.

Sans doute est-il plus que jamais nécessaire de rappeler l’engagement, prononcé le 28 juillet 2017, par le Président de la République : "Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des hommes et des femmes dans les rues, dans les bois ou perdus. Je veux partout des hébergements d’urgence." Depuis, cet engagement semble avoir été vite oublié d’autant que l’arsenal réglementaire des dispositions de la loi n° 2018-778 du 10/09/2018 relatives à l’asile et à la lutte contre l’immigration irrégulière entrées en vigueur depuis le 1er janvier 2019 se renforce à l’encontre des personnes exilées.

Ainsi dans une circulaire du 31 décembre dernier, le ministre de l’intérieur, rappelle à l’adresse de ses services dont les préfectures de région et de département toute la nécessité « d’une mise en œuvre vigilante » de ces dispositions : « la fin du droit au maintien de certaines catégories de demandeurs d’asile », « l’éloignement des personnes dont le besoin de protection n’est pas avéré », « l’ exécution d’une obligation de quitter le territoire dès l’intervention de la décision de l’OFPRA, sous réserve de l’appréciation du juge administratif, sans attendre une éventuelle décision de la Cour nationale du droit d’asile », « l’application du régime du refus d’entrée à un étranger contrôlé dans une bande terrestre comprise entre la frontière et une ligne tracée dix kilomètres en-deçà », le renforcement des moyens « pour assurer un suivi des étrangers faisant l’objet d’une OQTF », ou encore « l’augmentation de la durée maximale de rétention » (90 jours au total) notamment pour éviter le risque de fuite, etc.

Une bonne nouvelle malgré tout, le rejet le 13 décembre 2018 du projet de décret instaurant le fichage de personnes « se présentant comme mineures non accompagnées et demandant protection » par l’Assemblée plénière du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE) sous l’impulsion des associations de solidarité car ce décret établirait des liens préjudiciables entre « protection de l’enfance » et « contrôle de l’immigration ». Sur ce sujet, le Défenseur des droits considère aussi que seul l’abandon de ce projet de décret sera de nature à éviter les atteintes aux droits fondamentaux des enfants. Par ailleurs, le Défenseur des droits, opposé à l’utilisation des examens radiologiques en vue de la détermination de l’âge d’une personne, a produit des observations devant la Cour de cassation au soutien du renvoi devant le Conseil constitutionnel d’une question prioritaire de constitutionnalité relative à l’article 388 du code civil qui légalise le recours à ces examens osseux. Le 21 décembre 2018, la Cour de cassation a rendu une décision qui renvoie la question de la conformité de cet article au Conseil constitutionnel.

On l’aura compris, l’année 2019 ne débute pas sous les meilleurs auspices pour nombre d’exilés sur le territoire français d’autant que des gestes de solidarité, d’hommes et de femmes qui apportent soutien, assistance sont poursuivis et condamnés. le 10 janvier 2019, Marie, Pierre et Kevin étaient jugés au tribunal de Gap, ils ont été jugés coupables et sanctionnés pour avoir été solidaires avec des personnes exilées.

Pour toutes ces raisons et causes, SOYONS NOMBREUX au prochain CERCLE DE SILENCE

Samedi 26 janvier à 15 Heures Place Stanislas à Nancy.

Retrouvons nous avec un peu de vin chaud, du jus de pomme, du chocolat à boire...

et quelques petites choses à grignoter, à partager.

Nous y réchaufferons ensemble nos cœurs, nos esprits et nos gosiers, ensemble, en silence, puis en musique.


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