La Sécurité sociale est en danger

lundi 20 novembre

Analyse récente des Économistes Atterrés sur le budget de l’État, qui présente un long développement sur le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité Sociale). Intitulée « 2018 : un budget de classe », cette note peut être lue sur le site des Économistes atterrés :
http://www.atterres.org/article/2018-un-budget-de-classe
Cette note examine la programmation budgétaire 2018-2022, le PLF et le PLFSS 2018.

Quelques extraits choisis pour vous inciter à en lire davantage :

Réduire les dépenses publiques et sociales pour diminuer les impôts sur les riches et augmenter les profits des entreprises, telle est l’obsession des classes dominantes en Europe, des technocraties nationales et de la Commission européenne...............

La baisse des impôts et celle du déficit public devront être financées par la baisse des dépenses publiques. Cette baisse, est-il prévu, ira croissante jusqu’en 2022. Pour 2018, certains secteurs ont résisté à la baisse de leurs dépenses (armée, justice, etc.). Outre les retraités, les principales victimes seront des secteurs cruciaux : l’emploi (forte réduction du nombre d’emplois aidés), le logement social (baisse des APL, mise en difficulté des HLM), les dépenses des collectivités locales. À terme, le gouvernement veut revoir le périmètre de l’action publique, ce qui implique des privatisations et la mise en place de services privés moins satisfaisants, plus coûteux, moins équitables (comme le montrent les exemples des sociétés d’autoroute, de Dexia, des partenariats public-privé), avec de plus grandes inégalités de revenus et de statuts pour le personnel.

Cette note examine la programmation budgétaire 2018-2022, le PLF et le PLFSS 2018............

Le déficit de la Sécurité sociale

Dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018, le gouvernement annonce, page 9, que le déficit de la Sécurité sociale sera de 5,2milliards d’euros en 2017. Pourtant, la page 11 du même document annonce que la Sécurité sociale pourra se désendetter de plus de 10 milliards nets en 2017.
Comprenne qui peut !
En fait, le gouvernement n’inclut pas la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), chargée de la perception de la CRDS et d’une partie de la CSG, créée en 1996 dans l’objectif de mieux gérer la dette sociale.
Cela lui permet de mettre en avant son prétendu déficit et donc la nécessité de faire des économies de dépenses sociales.
En comptabilité nationale, par ailleurs, le compte de l’ensemble des administrations de Sécurité sociale (qui tient compte de la Cades, mais aussi de l’Unedic, de l’Arrco, de l’Agirc, etc.) est déjà excédentaire de 0,2 point de PIB en 2017.
Enfin, il ne faut pas oublier qu’un point d’emploi en moins coûte environ 6,8 milliards d’euros à la protection sociale. Un déficit de 4,5% d’emploi, c’est 30,6 milliards d’euros en moins. L’équilibre financier de la protection sociale en 2017 a donc été obtenu par des politiques d’austérité en matière de recettes comme de dépenses. ................

Désarmement fiscal
Le gouvernement annonce une baisse des impôts d’environ 20 milliards pour le
quinquennat, avec 5 grands projets : une coupe claire de la taxation de la richesse financière des ménages (pour 5 milliards), la baisse de la taxation des sociétés (pour 13 milliards), la transformation du CICE en baisse des cotisations sociales (mesure présentée comme financièrement neutre), celle des cotisations socialessalariés en CSG (mesure présentée elle aussi comme financièrement neutre), la hausse de la fiscalité écologique (pour 14 milliards).
En 2018, le gouvernement a choisi d’accorder la priorité à la baisse de l’imposition
de la fortune financière ; tandis que le report partiel de la baisse de la CSG permet d’économiser 4,5 milliards..................

Le déséquilibre du budget 2018 est patent. Baisser la taxe d’habitation des ménages non aisés, relever certains minima sociaux pèse peu en comparaison de toutes les largesses accordées aux possédants. Le tout au nom de l’entreprise et de l’efficacité, bien sûr. On reconnaît une politique de classe à ce qu’elle refuse de parler de classes sociales.

Lien pour un débat organisé par Laurent Mauduit pour Médiapart :


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